Avant de penser à prélever des plantes dans la nature, il faut déjà savoir identifier les toxiques ou mortelles car une erreur est vite arrivée et le centre anti-poison doit souvent faire face à ce genre d’erreurs.
Penser à vous renseigner sur échinococcose, parasite du foie qui ne se détruit ni par le lavage vinaigré, ni par la congélation. D’après ma médecin, ce parasite dépisté souvent trop tard fait 25 morts par an en France chaque année en moyenne. L’idéal est donc de faire blanchir 3 minutes à l’eau bouillante avant utilisation ou cultiver ces plantes sauvages sur des bacs surélevés où aucun renard, chat ou chien ne pourra faire ses excréments.
C’est pourquoi il est important d’aller découvrir ces plantes sauvages comestibles avec des botanistes avertis qui pourront vous expliquer les critères de reconnaissance importants et les plantes toxiques avec lesquelles il ne faut pas les confondre.
Récolter ne veut pas dire piller, si on veut pouvoir revenir l’année suivante, il convient de préserver la ressource.
Lorsque j’accompagne un groupe, voici ce que je leur demande :
Ne récolter que ce dont on a besoin pour un plat en prélevant à différents endroits. Toujours laisser des fleurs ou des graines afin que la plante prélevée puisse se reproduire sur place. Si on prélève des feuilles sur un arbre, quelques unes sur des branches différentes car l’arbre a besoin des feuilles pour effectuer sa photosynthèse, vivre et se reproduire.
Si on récolte des poireaux sauvages, toujours laisser les bulbilles sur place et vous en aurez l’année suivante.
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